FLORIDE, 16 décembre 2025: Des chercheurs de l’ Institut du diabète de l’Université de Floride ont identifié un marqueur biologique crucial susceptible de signaler l’apparition du diabète de type 1 bien avant les symptômes, selon des résultats publiés dans la revue Diabetes . Cette découverte apporte un nouvel éclairage sur la progression de cette maladie auto-immune et pourrait ouvrir la voie à des stratégies de diagnostic et d’intervention plus précoces. L’étude a révélé que les plus petits groupes de cellules bêta productrices d’insuline, ainsi que les cellules bêta individuelles dispersées dans le pancréas, sont les premières à mourir lorsque le système immunitaire lance son attaque. Cette destruction précoce semble se produire avant même que les patients ne présentent les symptômes caractéristiques du diabète, tels qu’une hyperglycémie. Ces pertes initiales, expliquent les chercheurs, marquent le début de l’attaque du système immunitaire contre le pancréas, précédant la destruction d’amas cellulaires plus importants et plus vitaux, appelés îlots de Langerhans.
Une étude menée en Floride approfondit les connaissances sur les mécanismes d’apparition du diabète de type 1.« Nous ne nous y attendions pas », a déclaré le Dr Clive H. Wasserfall, auteur principal de l’étude et chercheur à l’Institut du diabète de l’Université de Floride. « Et nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses quant à la raison de ce phénomène. Cela ouvre la voie à la possibilité, si nous parvenons à préserver les îlots de Langerhans restants, de plus grande taille, de prévenir ou de retarder l’apparition de la maladie. » Le Dr Wasserfall a ajouté que la compréhension du processus de destruction cellulaire constitue un fondement essentiel pour l’élaboration de nouvelles stratégies de protection de la fonction pancréatique. Les recherches de l’équipe pourraient également aider les cliniciens à identifier le diabète de type 1 à un stade beaucoup plus précoce. Détecter la maladie avant une perte massive d’îlots permettrait des interventions plus rapides et plus ciblées, ralentissant ainsi sa progression et préservant la production d’insuline. Le Dr Wasserfall a souligné que, même si la guérison reste encore lointaine, la compréhension de la biologie des phases précoces de la maladie représente un pas important vers cet objectif.
Cette étude ouvre la voie à une intervention précoce contre le diabète.
Pour mener cette étude, des chercheurs ont utilisé l’imagerie avancée et l’analyse informatique sur des échantillons de tissu pancréatique provenant du réseau nPOD (Network for Pancreatic Organ Donors with Diabetes), basé à l’Université de Floride (UF Health) et constituant la plus grande biobanque de tissu pancréatique au monde dédiée à la recherche sur le diabète de type 1. L’analyse a révélé une tendance claire : les petits amas de cellules productrices d’insuline disparaissent précocement au cours de l’évolution de la maladie, tandis que les îlots plus grands restent majoritairement intacts dans les échantillons prélevés chez des personnes atteintes de diabète de type 1 à un stade précoce. « Et tous les îlots ne disparaissent pas au même rythme », a noté Wasserfall. « Les plus petits ont tendance à disparaître en premier. » Cette perte cellulaire inégale pourrait expliquer pourquoi la maladie progresse différemment selon les groupes d’âge. Les enfants, dont le pancréas contient naturellement une proportion plus élevée de petits îlots, perdent souvent rapidement leur capacité à produire de l’insuline après le diagnostic. Les adultes, en revanche, peuvent conserver une certaine production d’insuline pendant des années.
Des chercheurs explorent des moyens de stopper la réponse immunitaire
Ces découvertes affinent notre compréhension scientifique du développement du diabète de type 1, offrant une image plus précise de ses premiers stades et des pistes d’intervention potentielles. Les chercheurs indiquent que les études futures s’attacheront à comprendre pourquoi les petits îlots de cellules bêta sont plus vulnérables et comment leur protection pourrait ralentir, voire stopper, la progression de la maladie. L’équipe espère qu’en cartographiant ces modifications cellulaires précoces, les scientifiques pourront concevoir des thérapies capables de stopper les attaques immunitaires avant qu’elles n’atteignent les îlots plus importants. De tels traitements pourraient potentiellement préserver la production naturelle d’insuline du patient et retarder, voire prévenir, l’apparition du diabète de type 1. En cas de succès, ces approches pourraient transformer les efforts de dépistage précoce et de prévention, offrant un nouvel espoir à des millions de personnes à risque dans le monde. – Par Content Syndication Services.
